Le capital-investissement consiste en l’acquisition de tout ou partie du capital social d’entreprises non cotées en bourse par des investisseurs professionnels regroupés dans une société communément appelée « fonds d’investissement ».
Ce schéma s’oppose au « public equity » qui concerne les entreprises cotées en bourse (en effet, l’expression « to go public » en anglais signifie « entrer en Bourse »).
Pour schématiser, un fonds d’investissement peut être représenté par une poche de liquidités, regroupant les capitaux de plusieurs investisseurs (privés ou institutionnels). Cette poche détient un statut juridique précis aux yeux de la loi française et est gérée par une société de gestion. Cette dernière, agréée par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) en France, dispose d’un mandat pour gérer le fonds (la poche), aussi appelé « véhicule ». Ainsi, une société de gestion peut gérer plusieurs fonds. Dans le langage courant, l’ensemble « société de gestion » plus « fonds » est appelée « fonds d’investissement ».
En d’autres termes, les fonds d’investissement recueillent des capitaux pour les investir dans des sociétés non côtés, au travers d’un véhicule d’investissement.
1.Capital-risque ou Venture Capital : financement de projets entrepreneuriaux en création ou en début de commercialisation. Ces sociétés sont souvent qualifiées de « start-up » ;
Le capital-risque a représenté 42% des opérations réalisées en France entre 2019 et 2023 selon France Invest (Association des investisseurs professionnels français).
2.Capital-développement : financement de projets entrepreneuriaux nécessitant des capitaux afin d’accélérer leur développement (conquête de parts de marché, lancement d’un nouveau produit, changer d’échelle, etc.). Ces sociétés sont souvent qualifiées de « scale-up » ;
Le capital-développement a représenté 37% des opérations réalisées en France entre 2019 et 2023 selon France Invest.
3.Capital-transmission : financement de sociétés matures à des fins d’organiser le retrait (partiel ou total) du/de la fondateur(trice)/dirigeant(e) historique. Ce type d’opération permet « l’aération » du capital et la transmission à de nouveaux managers, internes ou externes. Les anglosaxons parlent de LBO (Leveraged Buy-Out), terme communément utilisé en France également.
Le capital-transmission a représenté 21% des opérations réalisées en France entre 2019 et 2023 selon France Invest.
4.Capital-retournement : financement de sociétés connaissant des difficultés financières, avec pour objectif de redresser leur trajectoire de développement.
Le capital-retournement a représenté 1% des opérations réalisées en France entre 2019 et 2023 selon France Invest.
Le capital-investissement a historiquement offert des rendements supérieurs à ceux des marchés boursiers. En France, au cours des dix dernières années, les rendements du private equity se sont établis en moyenne à 11 % par an, comparativement à environ 6 % par an pour le CAC 40 sur la même période.
À l’échelle mondiale, une étude de Bain & Company indique que les fonds de private equity ont généré un taux de rendement interne (TRI) moyen de 12 à 15 % sur une période de 10 ans, contre environ 9 % pour des indices boursiers comparables.
Cependant, ces performances varient en fonction des types de stratégies adoptées, des périodes d’investissement et des compétences des gestionnaires de fonds. Il est également important de noter que le private equity présente des risques différents des investissements boursiers (illiquidité par exemple).
Historiquement, l’investissement en private equity était réservé aux investisseurs institutionnels (banques, caisse d’assurance, gestionnaire de fonds, etc.) et aux particuliers fortunés, en raison de tickets d’entrée élevés. Cependant, des évolutions législatives et des initiatives de plateformes financières ont récemment facilité l’accès des particuliers à cette classe d’actifs, souvent de manière indirecte.
Concrètement, l’investissement en private equity peut se réaliser de deux manières :
Directement : en investissant dans un fonds de capital-investissement agréé par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) ;
🡪 Légalement, le ticket minimum pour investir dans un FPCI s’élève à 100.000€ en France.
Indirectement : à travers des enveloppes fiscales telles que l’assurance-vie, le PEA-PME ou le compte-titres. Ces supports permettent aux épargnants de diversifier leur portefeuille en incluant des parts de fonds de private equity, tout en bénéficiant d’avantages fiscaux associés.
🡪 Le ticket minimum est bien plus raisonnable (par exemple, BPI France dispose de fonds disponibles à l’investissement à partir de 500€).
Ces évolutions offrent aux investisseurs particuliers de nouvelles opportunités pour diversifier leur épargne et participer au financement d’entreprises non cotées, auparavant réservées à des investisseurs avertis disposant d’une large surface financière.
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